Technique · 4 min de lecture
Acier 316L, titane, bronze : les matériaux de boîtier
Le même dessin ne se porte pas pareil en acier, en titane ou en bronze. Poids, rayures, allergies, patine : ce que chaque métal change.

Le boîtier fait le poids de la montre, sa couleur, sa façon de vieillir. Trois métaux se partagent l'essentiel des montres accessibles, et chacun a son caractère.
L'acier 316L
C'est l'acier inoxydable de référence en horlogerie, le même que celui des instruments chirurgicaux. Il ne rouille pas, résiste à l'eau de mer et se polit comme se brosse. Il se raye à l'usage, mais un boîtier en acier se repolit. Il contient un peu de nickel, très peu libéré : les allergies sont rares, mais existent.
Le titane
À volume égal, il pèse environ 40 % de moins que l'acier : une montre de 42 mm en titane se fait oublier au poignet. Il ne provoque pas d'allergie et résiste parfaitement à la corrosion. Sa teinte est plus grise et plus mate. Le titane pur se marque facilement ; les alliages durcis et les traitements de surface corrigent en partie ce défaut.
Le bronze
C'est un métal vivant. Au contact de l'air, de l'eau et de la peau, il fonce et se couvre d'une patine brune, parfois verdâtre, différente sur chaque montre. On peut la laisser se former ou la retirer avec un peu de jus de citron. Le fond du boîtier est en général en acier ou en titane, pour éviter les traces vertes sur la peau.
Les traitements noirs
Un boîtier noir est en acier recouvert d'une couche très fine, déposée sous vide (PVD) ou plus dure encore (DLC). Le rendu est superbe ; une rayure profonde, en revanche, laisse voir l'acier clair en dessous et ne se reprend pas.
Lequel choisir ?
L'acier pour une montre à tout faire, qui se remet à neuf. Le titane si vous êtes sensible au poids ou au nickel. Le bronze si vous aimez qu'un objet garde la trace du temps passé avec vous. Nos fiches indiquent la matière du boîtier de chaque montre.


