Technique · 7 min de lecture
NH35, Miyota 9015, PT5000, SW200 : comprendre les calibres
Le calibre est le moteur de la montre. Deux montres identiques en apparence peuvent abriter des mouvements très différents — et afficher un écart de prix du simple au double. Voici ce que recouvrent les quatre références les plus courantes.
Seiko NH35 : l'increvable
Fabriqué au Japon par Seiko Instruments, le NH35 bat à 21 600 alternances par heure et offre environ 41 heures de réserve de marche. Il se remonte à la main, s'arrête à la tirette pour une mise à l'heure précise, et encaisse les chocs du quotidien. Sa précision d'usine est modeste, mais il se règle facilement. C'est le choix de la raison.
Miyota 9015 : la finesse
Signé Citizen, le 9015 bat à 28 800 alternances par heure : la trotteuse glisse. Il est aussi nettement plus mince, ce qui permet des boîtiers plus élégants. Son rotor ne remonte que dans un sens et peut se faire entendre — un trait de caractère plus qu'un défaut.
PT5000 : l'alternative chinoise
Produit à Hong Kong, le PT5000 reprend l'architecture du célèbre ETA 2824. Même fréquence élevée, même encombrement, une précision souvent remarquable, pour un coût bien inférieur à celui d'un calibre suisse. Certaines versions sont certifiées chronomètre.
Sellita SW200 : la référence suisse
Le SW200 équipe d'innombrables montres suisses de milieu de gamme. Finitions soignées, pièces disponibles chez tous les horlogers, fiabilité éprouvée : c'est la valeur sûre, que l'on paie.
Lequel choisir ?
Pour une première montre ou une montre-outil : NH35. Pour une montre fine et une trotteuse fluide : Miyota 9015 ou PT5000. Pour la tranquillité d'esprit et la revente : SW200. Aucun n'est un mauvais choix.