Culture · 6 min de lecture
La nouvelle horlogerie chinoise
Longtemps, « fabriqué en Chine » a rimé avec copie. C'est oublier que la Chine fabrique des montres mécaniques depuis les années 1950, et qu'une génération de marques y conçoit aujourd'hui des pièces que les amateurs du monde entier s'arrachent.
Tianjin, 1955
La manufacture Sea-Gull naît à Tianjin en 1955. Elle produit ses propres calibres — dont le ST19, un chronographe à roue à colonnes dessiné au début des années 1960 pour l'armée de l'air chinoise. Ce mouvement, toujours fabriqué, anime le « 1963 », l'une des montres les plus attachantes de l'horlogerie accessible.
Shenzhen, capitale discrète
C'est à Shenzhen que battent aujourd'hui le cœur industriel et le cœur créatif. FIYTA, fondée en 1987, y a conçu les montres portées par les astronautes des missions Shenzhou. CIGA Design y dessine des montres squelettes dont l'une, la Blue Planet, a été primée au Grand Prix d'Horlogerie de Genève en 2021.
La génération des ateliers
San Martin, Sugess, Heimdallr, Boderry : ces noms sont nés sur les forums d'amateurs, pas dans les galeries marchandes. Leur recette est simple — acier 316L, verre saphir, calibres éprouvés, finitions qui rivalisent avec des montres trois fois plus chères — et leur public exigeant.
Ce que cela change pour vous
Un rapport entre ce que vous payez et ce que vous portez qu'aucune maison occidentale ne peut offrir à ce prix. À condition de choisir en connaissance de cause : c'est l'objet de ce Journal.